Florida, nous voila!

Nous avons quitte la Louisiane sous un gros orage. Nous y aurons passé une belle soiree, une de plus en Amerique avec les Ghost Mice. Le concert avait lieu dans un art space situe au bord d’une ligne de chemin de fer chargee de convois industriels en transit. Il se nommait the green project, et un jardin bio poussait dans l’arriere cour. On etait lundi mais c’etait le concert le plus garni de la tournée avec celui de New York. L’audience etait aussi un peu plus agée et variee que lors de precedentes dates et aussi beaucoup moins frigide. Des les premieres notes les gens se sont mis a danser, ce qui libera une chaleur enorme dans la salle pourtant ventilée. Je crois qu’on n’a jamais autant sue que ce soir-la, avec le taux d’humidite ambiant, on ne regrette pas une minute de ne pas avoir emmenes nos combinaisons de scene.

Apres nous a joué Pumpkin, un groupe local mi punk-rock, mi comedia dell’arte, qui alternait les morceaux, les videos debiles et les farces. J’ai toujours pas compris, quand je me revois en nage, en perpetuelle quete d’eau pour me rafraichir le corps, comment un des membre de ce groupe pouvait arborer et supporter une tenue integrale de lion en peluche… Ghost Mice ont eux fait le choix judicieux de jouer a l’exterieur, entre le camion et la voie ferree devant une centaine de personnes. On a eu le plus gros cachet de la tournee, 400 dollars pour le « plateau », alors que d’ordinaire on tourne plus autour des 100 dollars. On a ensuite fait les touristes dans le french quarter, pu boire des bieres dehors et faire pipi dans le Mississipi en contemplant l’Ouest a l’horizon, ce far west que nous n’aurons pas l’occasion de traverser lors de cette tournee.

New Orleans a la reputation d’êre une ville dangereuse, malfamee et extremement vivante. Or depuis l’ouragan, la vie nocturne s’est quelque peu calmee. On aura certes vu le quartier rouge, ses prostituees, ses alcoolos, ses rabatteurs et ses groupes de rock qui jouent dans les pubs de Bourbon street devant trois pelos qui se foutent completement de ce qui se passe sur scene et qui preferent regarder les culs qui defilent dans la rue; mais on etait lundi, et tout etait relativement calme. En voyant tout ca, on se dit qu’on est bien dans le reseau dans lequel on tourne ici! Mais le plus impressionnant, a mon sens, c’etait de voir a quel point l’ouragan a laisse des plaies qui ne sont pas prete d’etre cicatrisee, et ce, deux ans apres son passage. Chaque maison devastee, dans laquelle des gens ont peris, porte une croix peinte sur la porte avec le nombre de personnes decedees a l’interieur, un peu a la maniere des maisons de pestiferes. Et il y en a beaucoup. Ensuite, des tas de gravas sont eparpilles dans toute la ville, la moitie des maisons portent des traces de destruction, et rares sont celles, en peripherie, qui ont ete entierement reconstruite. A l’inverse, on peut voir des McDonald’s et des supermarches flambant neufs au milieu de quartiers ravages. Nous partons donc de ce charmant endroit pour flirtter avec le soleil de Floride. Sommes-nous pret ? On n’a toujours pas nos six packs, à part celui qui traine dans le camion, et notre bronzage est plus camionneur qu’integral.

On est parti de Louisiane sous un orage tropical et sitot la Floride en ligne de mire, le soleil, comme par enchantement est reapparu. Direction la plage de Pensacola, sable blanc a perte de vue, eau a 25 degres, personne sur la plage, les cocotiers, la caricature. On a pu passer deux bonnes heures dans l’ocean vu que ce soir le concert commence tard. Arrivée ensuite au Sluggo’s, notre premier club a l’europeenne. Le gerant est un ami des Ghost Mice, il ressemble a James Coburn avec une belle moustache de cowboy et c’est le promoteur le plus hospitalier que l’on ait rencontre jusque-la. Repas gratos, bieres a volonte, on n’est plus habitue a ce qui est juste normal en Europe. Enfin, ca  fait tres plaisir. En plus il y a un baby foot dans l’arriere salle…

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Une réponse à “Florida, nous voila!

  1. pendant ce temps là je fêtais mes 28 ans en faisant une tournée des bars lyonnais ressemblant fort à d’autres récentes en votre compagnie… bonne fin de route, miss you – but life is not as serious, honey!

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