Archives de Catégorie: new york

Easy, dudes.

So a few lines in english seem necessary because maybe too many people googled the translation to all of our blabbing on this site.

Google doesn’t understand sarcasm. The internet in general requires to be as cheesy as possible so we can all be amazing virtual friends (sorry: « awesome » virtual friends). This is new to us. Or maybe we think it’s boring. But the point is: we loved it. Every second of this tour was at least enlightning, and at the most, fantastic. A lot of it was fantastic. My favourite part was our relationship in the van. The time we spent with Matty, Chris, Hannah, Eric and with eachother. Just relaxing and great. Our american guides were very patient and nice and we were very demanding, I mean we didn’t even know how to buy stamps, they had to teach us everything, but with them we learned a lot. We found out how much we wouldn’t like to live in such a crazy violent and superficial place and we also found out how much we wished a lot of things were easier and more spontaneous in Europe.

To Julie: Don’t be mad. It was amazing to see you at the show in Brooklyn, so it was to see all our good friends there. The show was hectic and intimidating I mean you saw it yourself, everything was falling apart et la dernière chose qu’on avait envie d’entendre c’était des vannes en français. The rest of the evening was just great. Very great.

To the other people who have commented this page feeling sorry that we didn’t like touring there: stop using google, this is not what we said. Really.

Back to New York, end to Providence

Vendredi, a New York, on a presque joué a la maison, on connaissait toutes les têtes du premier rang pour notre concert, du coup c’était presque frustrant…. Etre à 5000 kilomètres de chez soi et connaitre une vingtaine de personnes dans la salle… ca fait quand même bizarre. Vivement l’Alabama, au moins là bas, on devrait être à peu près sûr de pas croiser une tête connue ! En plus de ca. on a joué avec Herman Dune qui s’est ajouté sur l’affiche en dernière minute, no comment…

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quelques numeros pour booker un petit concert a NYC

A part ces considérations personnelles, ce concert était un benefit show pour Daniel McGowan, un eco-activiste arreté par le FBI pour eco-terrorisme. Il risque 20 de taule et les charges qui lui sont reproachées sont apparement plus que douteuses… Disons que le gouvernement fédéral a trouvé un prétexte pour se débarrasser d’un citoyen gênant. Toutes les infos sur son cas sont disponibles sur ces sites
http://www.supportdaniel.org
http://www.greenscare.org
On jouait dans Bushwick, Brooklyn, un quartier réputé chaud à majorité afro et portoricaine. C’était dans un loft à l’étage au dessus d’un club, quand on jouait on pouvait voir le métro aérien de NY passer au dessus de nous dans un vacarme assourdissant. Ca c’était vraiment la classe.

gato.jpgPour l’instant, même si on n’a pas encore fait énormément de kilomètres on a quand même pu traverser l’Ecosse, le Liban, Londres, Versailles, Lisbonne, Hanovre… On a même dormi à Norwich, une petite ville du Connectictut, dans laquelle, dans les années Reagan, les deux asiles que comptait la cité ont été fermés à cause des restrictions sociales en vigueur à cette epoque. Du coup, les fous se sont retrouvés à la rue, et certains dorment encore dans des cabanes, et d’autres, nus dans la forêt. On a pu passer devant les bâtiments désaffectés, on aurait presque pu voir des fantômes, au lieu de ca, on a vu des racoons.

Ensuite, New Paltz. On a joué très tôt, trop tôt pour moi, à 14 heures. On a joué au sortir du van, comme qui dirait comme tombés du camion, donc du lit. C’était pas fantastique, d’autant qu’on était en plein soleil et qu’on était à deux doigts de l’insolation. C’était le festival annuel de New Paltz (le Stay True Paltz Fest), c’était en plein air, il faisait super beau et tous les gens étaient heureux. Au bout d’un moment tous ces sourires béats ca m’agace un peu. Pas d’alcool, pas de violence, oh merde, c’est dingue cette génération bisounours. Cest fou comme les gens sont gentils ici. le moindre contact physique se termine par de longues excuses, tous le monde est souriant… Ca me change de la France.
Là un groupe de hip hop joue et c’est comme ca que devrait être le hip hop sur scène, deux MC, dont Eric, du Gadabout Film Fest qui tourne avec nous, un batteur et un clavier qui lance des samples. joue la basse et les melodies. Il manque qu’un DJ pour que ce soit ultime.
Le festival aura duré de midi à 22h, il s’est cloturé à la nuit tombée par la projection de films, seize groupes au total auront joué, je dois avouer que ca fait beaucoup pour mes petites oreilles. On en a profité pour jouer au foot; pardon, au soccer, sur le grand parc où se déroulait le festival et continuer notre programme de musculation accéleré dans le gigantesque jardin pour enfant où tout un parcours du combattant était aménagé… On a encore pas mal de boulot avant notre arrivée en Floride, où l’on s’est promis de revenir bronzés et musclés. Pour l’instant, dans chaque maison dans laquelle on a dormi se trouvent des machines à muscler. Là, au réveil, on vient de faire un concours d’haltérophilie (poids 40 kg), mais hélas, ce sont les américains les plus forts. Enfin, nous comblerons notre retard en nous gavant de muscle milk, de gélules et de vitamines, et nous aussi, nous seront beaux et musclés à notre retour au pays.

Premier freak show de la tournée, pas besoin d’aller à Coney Island pour l’admirer, Providence, Rhode Island suffira. Il se nomme Chip, c’est un gros barbu à t-shirt luciférien complétement allumé, fils d’un soldat de l’US Air Force qui a, d’après ses dires, passé son enfance en Allemagne, Il nous insulté toutes les deux phrases. Il oscille entre les vannes sympas, les malentendus douteux, les mots gentils, les insultes vexantes et les excuses sincères. Ca fait une demi heure qu’on essaye de se garer mais il n’y a pas de place de parking dans ce quartier pourri de Providence, toutes les rues sont désertes, on n’a pas le droit de se garer dehors la nuit. Avec la lumière orange de l’éclairage public, ca donne un côté inquiétant à cette fin de soirée. Chip dit qu’on se prendra une amende de 15 dollars, et puis c’est comme ca, il y a pas d’autres endroits pour se garer. Chris ne veut pas garer le van n’importe où, et ca peut se comprendre d’ailleurs quand on trimballe toute sa vie sur soi (cf. à ce sujet les règles de tournées de Sabot dans le livre « 10 months »), Chip nous traite de “pussies”… Finalement, on gare le camion devant la maison et on rentre chez lui. Il habite en colloc avec un couple et un autre freaks qui nous avait fait fumé de la bonne weed après le concert. Et Chip se la radine, il se met à m’insulter parce que je suis allé entretemps au 24/24 en prétextant que c’étaient des sales connards là bas. Je lui rend ses insultes. Chip avait commencé les présentations en nous disant qu’il avait des flingues chez lui pour qu’on le shoote. Le voila qui nous les sort à présent. Un fusil d’assaut flambant neuf qu’il pointe stupidement devant lui, Super… le mec est rond comme un ballon… Ca jette comme qui dirait un froid. Puis il part gentiment se coucher, après quelques reflexions désobligeantes et quelques gestes attentionnés, en nous souhaitant bonne nuit. Gêné par sa conduite, il ne cessait de répéter « i love you guys. I don’t even love myself but i love you« . La pression redescend d’un cran.

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C’était ma première confrontation avec une arme à feu de ce type chez un particulier (welcome to America…) et ca fait bien réfléchir. Se dire qu’un crétin de ce type, et des dizaines de milliers comme lui, possède un arsenal qui peut servir le moment où son cerveau malade lui en donnera l’ordre, c’est flippant. Finalement, Mat a demandé au 24/24 s’il pouvait garer le van dans le parking du magasin et le gérant a dit « no problem, but the neighborhood is not really safe » donc il dort dedans.. Tout est bien qui fini bien, vivement demain qu’on revoit Chip à jeun. C’est qu’on en oublierait presque le concert avec ces conneries.

 

 

Un camion de Doritos a enfoncé notre pare-choc durant la nuit, la porte arrière du van est un peu coincée. Drôle de soirée à Providence. Chris nous a fait part de ses agacement quand au promoteur de la veille. 3 ou 4 groupes se sont incrustés dans la soirée, sentant la bonne aubaine pour jouer devant du monde. Je dis « groupe » mais la plupart du temps ce sont des one man band, un kid tout seul avec sa guitare folk qui ne demande absolument rien pour jouer.
Chris dit que l’internet et le folk tuent la scène. Tu n’as plus besoin d’avoir un van et un groupe pour tourner, ni même de connaitre les réseaux des promoteurs, puisque tu n’as plus qu’à checker le myspace des groupes en tournée pour savoir où sont les concerts et prendre la voiture à papa pour t’y incruster. Tu y vends tes cd-r à un dollar et ca te paye l’essence pour le trajet.

Drôle d’impression que cette soirée d’hier, je me suis rendu compte ce matin que le couple qui dormait dans la maison n’était autre que deux des members de Soophie Nun Squad. Si je l’avais su hier, cela m’aurait sans doute rassuré. Ils ont bien du courage d’avoir un tel coloc. Ce midi, ils nous ont offert notre premier vrai repas de la tournée, au soleil dans le jardin. Nous voila à présent en route pour la Pennsylvanie, en lieu et place de Boston où le concert n’avait jamais été vraiment confirmé.

New York City

 Shit, i think we came too late…

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CBGB’s for rent. Let’s have a dunk nuts instead!